FARA, défense des retraites
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NOS BUTS
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LE MOT DU PRÉSIDENT JUILLET 2010
CONGRÈS DE PERPIGNAN
LA REFLEXION DU DR L. CONVERT
ASSEMBLÉE GÉNÉRALE D'AMEREVE DU 18 FÉVRIER 2010
CA DU 9 MARS 2010
IMPRESSIONS DE JORDANIE par Mme Gautret
ANIMATION GIRONDE
ANIMATION LOT & GARONNE
SORTIE DANS LES PYRÉNÉES ET EN ARAGON
APRÈS-MIDI RÉCRÉATIF DU PRINCE NOIR
LA JOURNÉE LANDAISE DE L' AMEREVE AQUITAINE
BOSTENS & POUYDESSAUX
NOTICES BIOGRAPHIQUES
BIOGRAPHIE DU Pr E. AUBERTIN
BIOGRAHIE DU Pr. G.PORTMANN
BIOGRAPHIE DU PROFESSEUR L.TESTUT
BIOGRAPHIE DU PROFESSEUR L.POUYANNE
BIOGRAPHIE DU PROFESSEUR P.BROUSTET
BIOGRAPHIE DU PROFESSEUR ELIE GINTRAC
LE PROFESSEUR JEAN BERGONIÉ
BIOGRAPHIE DU PROFESSEUR R.MAHON
LE DOCTEUR JEAN HAMEAU
BIOGRAPHIE DU PROFESSEUR V. PACHON
BIOGRAPHIE DU PROFESSEUR DELMAS-MARSALET
BIOGRAPHIE DU PROFESSEUR DEMONS
LOUIS TRIBONDEAU
BIOGRAPHIE DU¨PROFESSEUR M. RIVIÈRE

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BIOGRAPHIE DU Pr E. AUBERTIN
Le Pr. Emile Aubertin (1894-1982)

Clinicien, enseignant, administrateur, journaliste, essayiste, il a marqué, au travers de ses nombreuses activités, plusieurs générations de médecins.
Né à Joigny en 1894, fils de fonctionnaire, il a commencé ses études de médecine à Lille en 1913. Mobilisé en1914 avec seulement quatre inscriptions universitaires, il a fait la guerre dans un bataillon d’infanterie avant d’être fait prisonnier en 1918. Dès 1919 il a repris ses études médicales à Bordeaux. Il a gravi les échelons d’une carrière hospitalière puis universitaire. Ces années marquées par une éducation rigoureuse, émaillées de drames liés à la guerre (un frère et un beau-frère tués au combat, un frère grièvement blessé) ont contribué à forger un caractère très trempé basé sur le patriotisme, le sens civique, l’esprit de famille, la conscience professionnelle, l’ardeur au travail. Toute sa vie il a mis en application ces qualités au profit de l’intérêt général.
Son activité pédagogique s’est illustrée dans l’enseignement de la bactériologie, de la médecine expérimentale puis de la clinique au lit du malade, ou par ses écrits dans le journal de Médecine de Bordeaux puis le Bordeaux médical qu’il créa. La clarté de ses exposés, le caractère vivant de ses propos émaillés de faits concrets tirés de son expérience, étaient aussi appréciés que les examens avec lui étaient craints. Son sens clinique et ses capacités médicales ont été reconnus dans sa profession de médecin consultant : il recevait les patients à son domicile l’après-midi et courait la nuit au chevet d’autres à l’appel de confrères pour un conseil diagnostique ou thérapeutique qui se doublait d’un enseignement particulier.
Chef de laboratoire de l’Institut Pasteur de Bordeaux, il a assuré pendant la guerre 39-45 la fourniture de sérum antidiphtérique et antitétanique qu’il fabriquait lui-même. En outre dès 1941, il a contribué à l’organisation, de la collecte des pancréas animaux nécessaires à la fabrication de l’insuline ; il mit en place la répartition du produit aux seuls diabétiques qui en avaient un besoin vital. Ainsi il a contribué à sauver des centaines de vies humaines.
Il a été président de la commission de l’Ordre national des médecins chargée d’élaborer le premier code de déontologie de la profession. En 1949 il a été sollicité pour faire partie du conseil d’administration de la CARMF nouvellement créée par la loi du 17 janvier 1948. Réticent au départ, il a vite compris l’utilité d’un tel organisme qu’il a présidé pendant 25 ans. Il n’a eu de cesse d’améliorer le texte initial de la loi en augmentant la retraite complémentaire, en créant le régime invalidité décès, en créant les maisons de retraite des médecins, Cenon, Juan les Pins, en mettant en place l’ASV, en combattant avec autant d’énergie que d’opiniâtreté les oppositions des organismes de tutelle, ou de confrères individualistes qui contestaient le caractère obligatoire des cotisations. La CARMF a corrigé beaucoup d’inégalités, aidé bien des médecins ; elle a acquis droit de cité en grande partie grâce à lui.
Pendant 40 ans il a dirigé et développé le Journal de Médecine de Bordeaux puis le Bordeaux médical, veillant à la valeur scientifique des travaux publiés, au rôle pédagogique de la presse médicale en s’attachant à diffuser en France et à l’étranger l’activité médicale de l’Aquitaine, tout en préservant son indépendance financière. Ecrivain à la plume agile et parfois acérée, il a utilisé les colonnes du journal pour exprimer les travaux de son école, mais aussi ses opinions sur maints sujets de société.
Sa retraite universitaire et hospitalière en 1966 ne l’a pas empêché de reprendre une clientèle libérale, afin de rester cotisant de la CARMF et d’y poursuivre l’œuvre entreprise malgré les conséquences physiques sévères que lui avait imposé en 1960 une très lourde intervention chirurgicale, séquelles auxquelles il a fait face avec sa volonté et son énergie habituelles jusqu’à son décès en 1982.
Travailleur acharné, rigoureux, le Professeur E Aubertin a appliqué toute sa vie cette devise de Lyautey, « La joie de l’âme est dans l’action ». De nombreux patients et de multiples médecins continuent à en bénéficier.

Pr.Jean Aubertin
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