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Actus FARA de 2005 à 2007
- Cumul Retraite Activité Libérale (avril 2007)
- Lettre FARA à X Bertrand (22 février 2007)
- Réponse du Ministre (19 mars 2007)
- Réflexions et propositions de la FARA (mars 2007)
- Lettre aux candidats à la Présidence de la République 22 février 2007
-ASV des Dentistes
-Lettre de la FARA à la CNRPL suite à l'accord des Chirurgiens-dentistes sur l'ASV
-Recours ASV mise à jour fin 2007
-Rapport de la Cour des Comptes sur la SS 2006
-Elections des Administrateurs de la CARMF
-Article 77 de la Lfss 2006
-Communiqué sur l'ASV.
-POINT sur le Régime Complémentaire.
-POINT sur le Régime ASV au 08 février 2006
-MEDECIN TRAITANT.
-REFORME de l'Assurance Maladie.
-REVERSION.
-Rapport de la COUR DES COMPTES sur la Sécurité Sociale 2005.
Cumul Retraite Activité Libérale (avril 2007)
Le décret permettant de calculer les cotisations CARMF (RB et RC) proportionnellement aux revenus en cas de cumul Retraite Activité Libérales - qui étaient jusqu'ici dissuasives - est paru au J O le 19 avril avec effet au 1er janvier 2007. Les cotisations ASV étant forfaitaires, un nouveau décret validant les propositions de la CARMF de création de 4 classes d'exonération est en attente pour compléter ces premières mesures.
Lettre FARA à Xavier Bertrand fév 2007
A Monsieur le Ministre de la Santé et des Solidarités
22 février 2007
Objet : ASV des Médecins
Monsieur le Ministre,
Les 50.000 allocataires de la CARMF, médecins retraités et conjoints survivants, sont de plus en plus inquiets quant à l’avenir de l’ASV qui représente une partie très importante de leur retraite (entre 30 et 40 %), retraite qui n’a rien d’exorbitant puisqu’en moyenne elle est, tous régimes confondus, de 2437 € mensuels pour les médecins retraités et de 1091 € pour les veufs et veuves…
A la suite de la LFSS pour 2006 qui a réformé l’ASV des 5 professions de santé, une première concertation a eu lieu avec les chirurgiens dentistes et a abouti à un relevé de décisions concernant leurs cotisations et leurs allocations pour les prochaines années.
Ce relevé de décisions a malheureusement renforcé nos craintes, en particulier pour les retraites déjà liquidées, sur l’évolution de la valeur du point.
Celle-ci a déjà, depuis 1999, baissé en valeur réelle de plus de 16 % (et, même, de 35 % depuis 1994, si l’on se base sur son ancienne référence à la valeur du C).
La transposition des dispositions adoptées pour les chirurgiens dentistes au régime des médecins entraînerait, pour les retraites liquidées, une baisse supplémentaire de près de 10 % en 5 ans soit de 17 à 20 % en tenant compte de l’inflation : en 2012, la baisse totale de pouvoir d’achat du point serait alors de plus de 35 %…
Quelle catégorie sociale pourrait accepter pareille injustice ?
La FARA, qui représente 20 % des allocataires de la CARMF et qui est consciente de la nécessité d’un effort équitablement partagé, souhaiterait vous rencontrer pour vous entretenir de ce problème et pour rechercher avec vous une solution susceptible de répondre à ses interrogations.
Recevez, Monsieur le Ministre, l’assurance de notre haute considération.
Docteur Claude Poulain
Président de la FARA
Réponse du Ministre
Ministère de la Santé et de Solidarités
19 mars 2007
Monsieur le Président,
Par lettre du 22 février 2006, vous me faites part des inquiétudes de vos adhérents retraités médecins et leurs ayant cause sur l'avenir de l'ASV qui représente une partie très importante de leur retraite.
La situation financière des différents régimes ASV a conduit le législateur a adopté, dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2006, une disposition donnant les outils permettant d'assurer la pérennisation de ces régimes conventionnels.
Cependant, si l'ensemble des régimes ASV sont confrontés à des perspectives financières préoccupantes, ils se caractérisent par une grande hétérogénéité : en termes démographique, du poids de la pension ASV dans la retraite globale, des rendements historique et actuel du régime, du niveau des cotisations. Ainsi, le rendement du régime des directeurs de laboratoires s'établit à plus de 70 % depuis près de trente ans, soit huit fois celui actuel de l' ASV des médecins; ou encore la cotisation personnelle au régime ASV est de 77 € pour une infirmière contre 1.200 € pour un médecin en secteur I.
Au vu de cette grande diversité, seules des modalités de réforme spécifiques à chaque profession sont à même de répondre à cette situation et d'assurer la pérennité de chaque régime ASV, objectif central du Gouvernement. Dès lors, afin d'établir ce « sur¬mesure » spécifique à chaque régime ASV, une large concertation entre les parties prenantes de la profession concernée est nécessaire pour en fixer les modalités.
La concertation concernant le régime des chirurgiens dentistes, qui a été engagée entre les parties prenantes et les modalités retenues, résulte des discussions avec les représentants de cette profession. Comme pour l'ASV des chirurgiens¬ dentistes, les paramètres de la réforme assurant la pérennité du régime ASV des médecins résulteront de la concertation spécifique entre les représentants des médecins et l'assurance maladie.
Je me réjouis de votre volonté de travailler, comme le Gouvernement, à la pérennisation du régime ASV et dans une logique d'efforts équitablement partagés.
Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de ma considération distinguée.
Xavier Bertrand
Rencontres avec les QG des candidatsavril 2007
La FARA, à la suite des lettres adressées aux 4 principaux candidats à l'élection présidentielle, a été reçue par les conseillers Santé de Nicolas Sarkozy (Pr Philippe JUVIN), de J-M Le Pen (Dr Joëlle MELIN)et de François Bayrou (Dr LARTIGUE). Pas de réponse, pour l'instant du QG de Ségolène Royal.
Ces rencontres ont permis de sensibiliser nos interlocuteurs au problème de l'ASV, de redire notre inquiétude et de réaffirmer nos droits légitimes tout en présentant nos réflexions et nos propositions validées par le dernier Conseil d'Administration de notre Fédération.
(voir texte suivant)
REFLEXIONS de la FARA sur l’évolution de l’ASVmars 2007
PRINCIPES GENERAUX :
Face au déséquilibre essentiellement démographique d’un régime de retraite par répartition, il existe 3 paramètres ajustables (M de Jouvenel) :
- l’augmentation des cotisations
- la diminution des allocations
- l’augmentation de la durée de cotisation,
auxquels on peut ajouter, en ce qui concerne l’ASV :
- les notions de solidarité et d’effort équitablement partagé
- l’apport d’une part de capitalisation (répartition provisionnée)
- la nécessité d’une participation de l’Etat, vrai responsable des difficultés à venir du système (numérus clausus, cotisations non appelées à hauteur des besoins)
SCENARIOS d’aménagement : deux sont possibles :
La fermeture du système avec maintien des droits, liquidés ou non, prise en compte par les Pouvoirs Publics (Caisses d’Assurance Maladie et Etat), avec participation des Actifs : cotisation ou « taxe » de fermeture symbolique proportionnelle aux revenus et participation des Allocataires : baisse de 0,5 % à 1 % réelle pendant 5 à 10 ans (en plus des -16 % déjà appliqués depuis 1999), le tout devant être garanti par une loi
Le maintien du système avec : - augmentation progressive mais rapide des cotisations qui pourraient être doublées en 5 ans et gérées selon le principe de la répartition provisionnée comme dans le Régime Complémentaire, pour éviter une augmentation ultérieure plus importante
- poursuite limitée dans le temps de la baisse du pouvoir d’achat des points : baisse de 0,5 % à 1 % réelle pendant 5 à10 ans (en plus des 16 % déjà appliqués depuis 1999) c’est à dire revalorisation annuelle du taux de l’inflation moins 0,5 à 1 %
- participation de l’Etat, soit directement soit par le biais des Caisses d’Assurance Maladie (augmentation du pourcentage de financement, le nombre de cotisants étant en diminution)
- aménagements pour les Médecins secteur II : cotisations et allocations réduites des 2/3, fermeture spécifique selon des modalités à définir…
- création de 4 Classes d’exonération facultatives pour les petits revenus
- étude de l’attribution de points bonifiés si la retraite est liquidée au-delà de 65 ans
- prise en compte automatique dans la fixation des honoraires des charges de cotisation retraite
MISE EN ŒUVRE :
Elle nécessiterait :
- la concertation entre toutes les parties concernées : Pouvoirs Publics, Caisses d’Assurance Maladie, Syndicats médicaux, CARMF avec ses 2 composantes : Cotisants et Allocataires, Organisations des Retraités.
- éventuellement, la consultation des affiliés de la CARMF par Référendum.
mars 2007
Lettre aux candidats
Nous venons d'adresser cette lettre aux candidats à la Présidence de la République. Elle a été personnalisée en fonction des destinataires. Les éventuelles réponses seront publiées sur ce site
FARA
le 22 février 2007
A Mesdames et Messieurs les
Candidats à la Présidence de la République
Madame, Monsieur,
Les 10.000 membres de la Fédération des Associations Régionales des Allocataires de la Caisse autonome des médecins de France (F.A.R.A.) : médecins retraités et conjoints survivants sont inquiets pour l’avenir de leur retraite. Cet état d’esprit est dû à l’attitude des Pouvoirs Publics lesquels, ne respectent pas leurs engagements vis-à-vis des professions médicales.
En effet, la Convention médicale sous la tutelle de l’Etat a, entre 1972 et 1994 octroyé aux médecins qui acceptaient de pratiquer des honoraires opposables, une retraite complémentaire vieillesse dite ASV (avantage social vieillesse), à prestation définie de 1055 Consultations conventionnelles après 35 ans de carrière professionnelle.
Le décret du 6 juillet 1994 a transformé ce régime en un régime par points à cotisation définie avec une valeur donnée au point. Cette transformation maintenait en valeur la prestation initialement définie de 1055 C et indexait la valeur du point sur l’indice du coût de la vie.
Le décret du 26 mars 1999 baisse et « gèle » la valeur du point, malgré l’ indexation inscrite dans les statuts. Cette situation dure maintenant depuis huit ans.
La loi de financement de la Sécurité Sociale 2006 a mis en place une nouvelle gouvernance de ce Régime dont les décrets ne sont pas encore parus. Le Ministère de la Santé et des Solidarités ne cache pas qu’il songe à reprendre les propositions de l’IGAS prévoyant des baisses supplémentaires de la valeur du point qui pourraient atteindre, au final, 50 %.
Quelle est la profession qui accepterait pareille injustice pour 40 % de sa retraite ? retraite qui n’a rien d’exorbitant puisqu’en moyenne elle est de 2437 € mensuels pour les médecins retraités et de 1091 € pour les veufs et veuves…
La FARA a exercé différents recours au Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale, ceux-ci sont toujours pendants. Quel qu’en soit le résultat, la Fédération est décidée, si nécessaire, à porter l’affaire en Cour de Cassation et en dernier recours devant la Cour de Justice Européenne des Droits de l’homme.
L’ASV est directement liée de par la loi à la convention médicale en contrepartie du respect des honoraires opposables. Les honoraires sont toujours opposables et respectés par les médecins du secteur 1, mais la valeur de la contrepartie ASV va se réduire à une « peau de chagrin » par la faute des Pouvoirs Publics : non appel des cotisations à un niveau suffisant pendant vingt ans malgré les recours exercés par la caisse de retraite, distribution de points en 1981 sans en prévoir le financement…
Nous sommes bien entendu disponibles pour vous rencontrer ou être reçus par un de vos proches collaborateurs chargé des dossiers Médico-Sociaux.
Soyez assuré, Madame, Monsieur, de notre profonde considération.
ASV des Dentistes(fév 2007)
La CNRPL, vient de nous informer de la signature, le 2 février dernier, entre l’Etat, l’UNCAM (Caisses SS), la CNSD (Confédération des Syndicats dentaires) et la CARCD (Caisse de Dentistes) d’un relevé de conclusions à l’issue de la première « concertation » prévue pour la mise en application de la LFSS 2006.
Ce relevé qui aggrave encore les propositions du rapport toujours officieux de l’IGAS, surtout en ce qui concerne les pensions liquidées, risque fort de servir de modèle pour les 4 autres Professions de Santé concernées.
La valeur du point des retraites liquidées ne serait plus seulement gelée pendant 20 ans mais subirait une baisse supplémentaire d’environ 9 % en 5 ans ce qui entraînerait, compte tenu de l’inflation prévisible, une perte de pouvoir d’achat de 16 à 19 % au lieu des 7 à 10 % envisagés pendant cette période...
La valeur du point des retraites non liquidées serait diminuée d’ici 2012, hors inflation, pour les droits acquis avant 1995 de 24 %, pour ceux acquis après 1995 de 9 % et pour ceux acquis après la réforme de 25 %…
La cotisation, forfaitaire et additionnelle, augmenterait en 3 ans de 50 %…
Emile Tenet, Président a, au nom des Professions de Santé regroupées au sein de la CNRPL et après nous avoir consulté, adressé une lettre au Ministre de la Santé et des Solidarités pour protester contre cette remise en cause inadmissible de la valeur de nos points acquis, déjà gelée depuis de nombreuses années.
Une réunion du Comité de liaison aura lieu le 1er mars entre Allocataires et Syndicats médicaux en présence d’Emile Tenet et évoquera ce problème. La FARA en discutera lors du prochain CA du 15 mars.
Lettre de la FARA à la CNRPL suite à l'accord des Chirurgiens-dentistes sur l'ASV (nouveau)
FARA
79 rue de Tocqueville
75017 PARIS
A Monsieur le Docteur Emile Tenet Carteret le 18 février 2007
Président de la CNRPL
Objet : ASV Relevé de décisions du 2 février 2007
Monsieur le Président,
Les Médecins retraités de la CARMF ont pris connaissance avec stupeur du relevé de décisions signé le 2 février dernier par deux Syndicats de Dentistes, la CARCD, l’UNCAM et le Ministère de la Santé.
Les mesures retenues, en ce qui concerne singulièrement les pensions liquidées avant le 1er janvier 2006, vont au delà des recommandations de l’IGAS que notre Fédération estimait déjà inacceptables.
Nous ne pouvons donc envisager que cet accord, s’il est maintenu, serve de référence pour le paramétrage de la LFSS 2006 pour notre propre ASV.
Nous rappelons que nous avons déjà « bénéficié » d’une baisse de 3,8 % de la valeur du point en 1999 et depuis cette date de son gel, ce qui porte la baisse de pouvoir d’achat du point à environ 16 % en 8 ans ( et une baisse de près de 35 % par rapport à la valeur du C, depuis la désindexation de 1994).
Une baisse supplémentaire d’environ 9 % en 5 ans en € courants soit 17 à 20 % en € réels ne saurait être acceptée par les représentants des Allocataires tant de droits directs que de droits dérivés.
C’est ce que nous dirons à nos interlocuteurs lorsque la concertation avec les Médecins sera engagée.
Cependant, conscients de la nécessité d’un effort équitablement partagé, nous en profiterons pour avancer des propositions constructives.
Recevez, Monsieur le Président, l’assurance de mes sentiments les meilleurs,
Docteur Claude Poulain, Président
ALLOCATIONS RETRAITE 2007
Grâce à l’action de vos Administrateurs à la CARMF, la valeur du point du Régime Complémentaire sera revalorisée, cette année encore, de 1,2 % : sa valeur passera ainsi de 70,85 € à 71,70 € (de 42,51 € à 43,02 € pour les Veuves et Veufs).
Le point du Régime de Base étant revalorisé de près de 2 % à 0,512 € et celui de l’ASV restant probablement bloqué par les Pouvoirs Publics à 15,55 €, les pensions devraient globalement augmenter de près de 0,9 %, ce qui ne compensera pas l’inflation même si on nous annonce qu’elle sera proche de 1,5 %.
La FARA continue à demander à la CARMF le retour du RC à la Réforme de 1996 qui permettrait de maintenir la valeur du point et aux Pouvoirs Publics le respect de leurs engagements sur l’ASV.
20 novembre 2006
ASV CONTENTIEUX FARA (Point fin 2007)
Depuis 2003 la FARA a engagé plusieurs procédures contentieuses concernant l’ASV. Le financement en a été rendu possible par la Contribution Solidarité lancée par le Docteur Jean Laroze, alors Trésorier de la FARA, et à laquelle ont répondu près de 2000 souscripteurs.
La FARA a, tout d’abord, déposé en février 2004, un recours en Conseil d’Etat contre le décret fixant les taux de cotisation et d’allocations ASV pour 2003. Le mémoire de notre Avocat, Me Serizay, a été remis le 18 février 2004. La requête a été rejetée par le Conseil d’Etat, après délibération dans la séance du 15 mars 2006 et lecture en séance publique le 28 avril 2006…
Parallèlement à cette action, car nous pensions avoir peu d’espoir devant le Conseil d’Etat, plusieurs recours auprès des Tribunaux des Affaires de Sécurité Sociale ont été déposés par 6 allocataires. Ces recours, obligatoirement individuels, ont été déposés devant 6 TASS régionaux au cours de l’année 2004 : par le Dr Dijols à Bobigny, le Dr Challiol à Marseille, le Dr Laroze à Montpellier, le Dr Poulain à Saint-Lô, Mme Bernon à Toulouse et le Dr Michel à Valenciennes, la juridiction compétente étant celle du domicile des plaignants.
Le TASS de Marseille ayant finalement fixé la date d’audience pour le recours déposé par le Dr Challiol au 25 septembre 2007, soit plus de 3 ans et demi après le dépôt du recours, le Dr Challiol s’est désisté le 1er août 2007.
Nos Avocats ont contesté l’application faite par la CARMF du décret de 1999 qui a diminué la valeur du point de 106 à 102 F, la CARMF ayant appliqué cette baisse à tous les points acquis avant et après le décret.
Pour nos Avocats, seuls les points acquis après le décret auraient dû être modifiés. La CARMF a agi en « méconnaissant les engagements contractuels à l’origine de la mise en place de l’ASV et en violation du principe juridique ». Nos Avocats ont donc demandé un nouveau calcul de la valeur des points acquis antérieurement à 1999, avec l’espoir d’obtenir, en cas de succès, une jurisprudence applicable, par la suite, à tous les Allocataires.
Cinq jugements ont donc été rendus, l’un favorable, à Valenciennes, quatre autres défavorables, à Toulouse, Saint-Lô, Bobigny et Montpellier. La CARMF a fait appel du premier jugement. Il a été fait appel de deux autres jugements :
La Cour d’Appel de Toulouse a confirmé la décision du TASS de Toulouse concernant Mme Bernon le 15 juin 2006.
La Cour d’Appel de Caen a confirmé la décision du TASS de Saint-Lô concernant le Dr Poulain le 22 décembre 2006.
La Cour d’Appel de Douai a infirmé le jugement favorable au Dr Michel du TASS de Valenciennes le 22 décembre 2006.
Le Dr Dijols s’était désisté de son Appel devant la Cour d’Appel de Paris dont l’audience avait été fixée au 14 juin 2007 et le Dr Laroze n’avait pas fait appel.
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Devant ces résultats négatifs des Appels, il a été décidé, avec nos Avocats, de porter les décisions de Douai (Dr Michel) et de Caen (Dr Poulain) devant la Cour de Cassation, préalable obligatoire à un possible recours devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme. La Cour de Cassation a inscrit l’affaire du Dr Poulain au 26 mars 2008, pour une décision attendue fin avril.
Certains s’interrogent sur le bien-fondé de ces actions. Elles nous étaient fortement demandées par de nombreuses Associations Régionales et nous les devions à tous ceux qui ont contribué à les financer.
Pour la première fois une Juridiction nous a donné, en première instance, raison.
Nous avons, aussi, marqué un point en ce qui concerne la reconnaissance juridique de l’ASV, dont certains doutaient.
Nous croyons aussi aux effets « collatéraux » sur les Pouvoirs Publics qui peuvent constater que les Allocataires n’acceptent pas la baisse du pouvoir d’achat du point de l’ASV sans se battre et, ce, par tous les moyens à leur disposition.
Mis à jour fin 2007
RAPPORT DE LA COUR DES COMPTES 2006
La Cour des Comptes a publié son rapport annuel le 14 septembre. Les principales cibles de son réquisitoire sont les régimes spéciaux de retraite, les doutes sur la convergence T2A dans les établissements, les dépenses de soins infirmiers, les dépenses d'action sociale des branches, les médicaments rétrocédés. La Cour juge également que de nouvelles réformes seront inévitables, notamment quant au financement de la Sécurité Sociale. Par contre, la Cour salue la bonne tenue de la branche maladie et le respect des objectifs d’économie par les médecins libéraux.
Le rapport : http://www.ccomptes.fr/Cour-des-comptes/publications/rapports/secu2006/rapport-secu06.pdf (1,64 MO)
Elections des Adminitrateurs de la CARMF
La CARMF vient de publier sur son site Internet les résultats des élections des Administrateurs titulaires et suppléants des Collèges des Cotisants, des Retraités et du Collège Invalidité-Décès.
Les Cotisants ont élu 10 Titulaires (dont 7 sortants) et 10 Suppléants tous représentants de SOS Retraite.
Les Retraités ont élu les 2 Titulaires et les 2 Suppléants présentés par leurs Associations (Drs Claude Poulain, Louis Convert, Bruno Vuillemin et Victor Liebmann.
Le Collège Invalidité-Décès a reconduit Mme Françoise Dufrier comme Titulaire et Mme Françoise Mathey comme Suppléante.
Il n'y avait pas d'élections dans le Collège des Conjoints survivants : Mmes Monique Teissier, Titulaire, et Geneviève Colas, Suppléante, ayant été élues en 2003.
Détails en cliquant sur : http://www.carmf.fr
Article 77 de la Loi de financement de la SS 2006 adopté par l'Assemblée Nationale
Article 77
I. - La section 1 du chapitre V du titre IV du livre VI du code de la sécurité sociale est ainsi rédigée :
« Section 1
« Dispositions générales
« Art. L. 645-1. - Les médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes et auxiliaires médicaux mentionnés à l'article L. 722-1 et les directeurs de laboratoires privés d'analyses médicales non médecins mentionnés à l'article L. 162-14 bénéficient d'un régime de prestations complémentaires de vieillesse propre à chacune de ces catégories professionnelles.
« Ces prestations ne peuvent être attribuées qu'à des médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes, auxiliaires médicaux et directeurs de laboratoires privés d'analyses médicales non médecins ayant exercé, au moins pendant une durée fixée par décret, une activité professionnelle non salariée dans le cadre des conventions ou adhésions personnelles mentionnées aux articles L. 722-1 et L. 162-14.
« Pour chacun des régimes mentionnés au premier alinéa, des décrets peuvent prévoir que les personnes dont l'activité non salariée ne constitue pas l'activité professionnelle principale ou dont le revenu professionnel non salarié est inférieur à un montant fixé par décret pourront demander à être dispensées de l'affiliation aux régimes prévus au présent chapitre.
« Art. L. 645-2. - Le financement des régimes prévus au premier alinéa de l'article L. 645-1 est assuré par une cotisation forfaitaire annuelle obligatoire, distincte selon les régimes, dont le montant est fixé par décret.
« Le versement de cette cotisation annuelle ouvre droit, pour chacun des régimes, à l'acquisition d'un nombre de points dans des conditions déterminées par décret.
« Art. L. 645-3. - Pour chacun des régimes prévus au premier alinéa de l'article L. 645-1, une cotisation d'ajustement peut être appelée, dans des conditions fixées par décret, en sus de la cotisation prévue à l'article L. 645-2. Cette cotisation annuelle obligatoire est proportionnelle aux revenus que les intéressés tirent de l'activité mentionnée aux articles L. 722-1 et L. 162-14. Le versement de cette cotisation ne donne pas lieu à l'acquisition de points supplémentaires. Néanmoins, tout ou partie de cette cotisation peut ouvrir droit à des points supplémentaires dans des conditions fixées par décret, après avis des sections professionnelles des régimes mentionnés à l'article L. 645-1. Les caisses d'assurance maladie participent au financement de cette cotisation dans les conditions prévues au 5° du I de l'article L. 162-14-1.
« Art. L. 645-4. - Les prestations complémentaires de vieillesse prévues au premier alinéa de l'article L. 645-1 et les pensions de réversion y afférentes sont servies aux intéressés par les sections professionnelles mentionnées à l'article L. 641-5, dans des conditions fixées par décret.
« Art. L. 645-5. - La valeur de service du point de retraite pour les prestations de droit direct et les pensions de réversion liquidées antérieurement au 1er janvier 2006 est fixée par décret pour chacun des régimes.
« Les points non liquidés et acquis antérieurement au 1er janvier 2006 ouvrent droit à un montant annuel de pension égal à la somme des produits du nombre de points acquis chaque année par une valeur de service du point. Cette valeur, fixée par décret, peut varier selon l'année durant laquelle les points ont été acquis et selon l'année de liquidation de la pension.
« Les points acquis à compter du 1er janvier 2006 ouvrent droit à un montant annuel de pension égal au produit du nombre de points portés au compte de l'intéressé par la valeur de service du point. Cette valeur de service est fixée par décret. »
II. - Dans le premier alinéa de l'article L. 645-6 du même code, les mots : « et rendus obligatoires en application de l'article L. 645-3 » sont supprimés.
III. - Les dispositions du présent article entrent en vigueur le 1er janvier 2006.
Compte rendu de la Réunion avec Monsieur Stéphane BONNET,
Conseiller technique du Ministre de la Santé et des Solidarités
en présence du Docteur Jacques Le Guen, Député du Finistère
25 octobre 2005
Le Docteur Jacques Le Guen, Député du Finistère contacté par les Docteurs Fenard et Le Poupon de l’Association Régionale de Rennes a obtenu ce rendez-vous sollicité depuis quelques mois par la FARA. Celle-ci était représentée par son Président et son Secrétaire Général et l’entretien d’une heure et demie s’est déroulé dans le Bureau du Docteur Le Guen, à l’Assemblée Nationale, le 25 octobre, premier jour de discussion à l’Assemblée du Projet de loi de financement de la Sécurité Sociale 2006.
Nous avons tout d’abord exposé l’extrême inquiétude des Allocataires concernant l’ASV, ravivée par le rapport de la Cour des Comptes et le Plfss 2006 envisageant tous les deux une baisse drastique de la valeur du point.
Après avoir souligné que celui-ci avait déjà perdu près de 12 % de son pouvoir d’achat depuis 1999, qu’il représentait 39 % de la retraite du Médecin et 31 % de celle des Veuves, retraite qui n’a rien d’excessif, nous avons expliqué pourquoi, ni le rendement souvent qualifié d’exorbitant ni la modification du nombre des points acquis, ne justifiaient une baisse aussi considérable que celle envisagée aussi bien pour les points déjà liquidés que ceux à liquider.
Nous avons souligné la responsabilité de l’Etat pour sa gestion de la démographie médicale (NC trop tard instauré et trop longtemps maintenu) et la fixation par décrets successifs des cotisations à un niveau insuffisant pendant des années, ce qui légitime, à notre sens, l’intervention de celui-ci, au même titre que les Médecins cotisants et allocataires et les Caisses d’Assurance Maladie.
Nous avons redit que nous n’étions pas opposés à la fermeture du Système si c’était le souhait des Cotisants et dans la mesure où les points acquis jusqu’à la réforme seraient reconnus et garantis.
Nous avons évoqué la possibilité d’un traitement spécifique pour le Secteur 2 (tiers des cotisations et tiers des allocations, voire fermeture).
Nous avons critiqué la cotisation d’ajustement non génératrice de points et sans participation des Caisses.
Nous avons, enfin, fait part des vives réactions de l’ensemble des Organisations de Médecins : CARMF, Syndicats et FARA . La FARA a, pour sa part, adressé une lettre au Président de la Commission des Affaires culturelles, familiales et sociales et a demandé à ses Associations régionales d’envoyer une lettre à tous les Députés et Sénateurs de leur région et si possible de les rencontrer.
Monsieur Bonnet nous a alors fait part de la position de son Ministère :
- le Régime sera pérennisé.
- les cotisations seront augmentées, les allocations diminuées, le 3ème paramètre de l’augmentation de l’âge de la retraite étant exclu.
- la cotisation d’ajustement ne serait, en fait, qu’un mécanisme d’arbitrage entre cotisations et allocations (un peu plus de cotisation pour un peu moins de baisse des allocations ou inversement) sur demande des intéressés. La question de la participation éventuelle des Caisses n’a pas reçu de réponse formelle. Par contre, Jacques Le Guen s’est dit très favorable à un amendement présenté par la CSMF pour une participation des Caisses.
- l’argumentation de la FARA concernant le rendement est réfutée.
- l’implication de l’Etat sur le plan financier est exclue.
- les baisses des allocations sont légales et les contentieux inutiles…
- le Secteur 2 n’aurait pas de traitement spécifique.
- une anticipation de l’augmentation des cotisations pour créer un régime de répartition provisionnée ne serait pas à exclure.
Sur le plan pratique :
- les nouvelles règles de gouvernance seront adoptées avant la fin de l’année avec des paramètres financiers inchangés.
- les concertations portant sur les modalités financières seront engagées à partir de juillet 2006 avec les professions concernées. La Réforme sera globale et se fera Régime par Régime et chacun restera indépendant et aura ses propres spécificités. La compensation serait maintenue, pratiquement au seul profit des Sages Femmes.
- les Allocataires seront associés à cette concertation
- les décisions pourraient être prises pour 5 ans, avec un nouveau point à cette échéance.
Dr Claude POULAIN
27 octobre 2005
COMMUNIQUE de la FARA oct 2005
Le Parlement va prochainement examiner le Projet de loi sur le financement de la Sécurité Sociale pour 2006, projet dont l’article 49 concerne l’ASV.
Le Congrés de la FARA qui vient de se tenir à Paris, le 9 octobre 2005, a fait état de l’extrême inquiétude des Allocataires de ce Régime (il sont 40.000 environ) engendrée par les propositions de l’IGAS qui pourraient être reprises dans le Plfss, avec, notamment, une baisse considérable de la valeur du point : moins 30 à 40 % d’ici 2023, s’ajoutant aux moins 12 % déjà appliqués depuis 1999.
La Retraite ASV, contre-partie depuis 1960 et 1972 de la limitation des honoraires – dans le cadre des Conventions médicales – représente, actuellement, 39 % de la retraite totale des Médecins retraités (en moyenne, 2484 € mensuels) et 31 % de la retraite totale des Veuves (en moyenne 1089 € mensuels).
Les difficultés à venir de ce Régime sont notamment dues à l’évolution démographique de la Profession (Numerus clausus trop tard instauré et trop longtemps maintenu) qui n’est pas le fait des Médecins. Il est, certes, de la responsabilité des Pouvoirs Publics de mettre en œuvre une réforme, mais, celle-ci ne doit pas reposer exclusivement sur les seuls Médecins, qu’ils soient allocataires ou cotisants et futurs allocataires.
Les Allocataires, en ce qui les concernent, ne demandent que le strict et juste respect des engagements pris à leur égard.
POINT SUR LE REGIME COMPLEMENTAIRE
(novembre 2005)
Le RC est le plus important de nos 3 régimes de retraite : 43 % de la retraite totale.
Il est le seul qui soit de la compétence directe de la CARMF
Il est le seul régime complémentaire qui, grâce à l’action de la précédente équipe dirigeante de la CARMF, a été réformé, en 1996, voici bientôt 10 ans, sous la Présidence du Dr Labadens et sous la direction de M Chaffiotte, avec pour objectif de maintenir au plus haut niveau la valeur du point après les départs massifs en retraite prévus pour l’après 2015, grâce à une anticipation des hausses de cotisation permettant de ne pas les augmenter davantage plus tard. Le principe était d’affecter une part de la cotisation à la constitution de provisions gérées en capitalisation : ce fut le premier exemple de ce qui sera appelé plus tard le principe de la répartition provisionnée. Un effort limité était par ailleurs demandé aux retraités sous forme d’une baisse de la valeur du point de 5 % en 5 ans.
Ce régime est aussi celui dont l’évolution a été interrompue par la nouvelle majorité du CA de la Caisse attachée à ne pas augmenter les cotisations. Le taux de cotisation du RC a donc vu son augmentation progressive arrétée et limitée à 9 % alors que les statuts prévoyaient qu’elle pouvait aller jusqu’à 14 %, chiffre fixé comme un butoir. Mais ce chiffre a été perçu comme un taux à atteindre bien que des études prospectives aient montré qu’un taux de moins de 11 % serait suffisant pour pérenniser le système. Le corollaire en a été le gel prolongé de la valeur du point : aujourd’hui, compte tenu de l’inflation, sa valeur réelle a chuté de 11 % environ depuis 1997 et elle devrait chuter de 10 % supplémentaires dans les 10 ans si rien n’est fait pour reprendre l’évolution prévue par les initiateurs de la réforme. Il faut cependant reconnaître que le CA a accepté, à notre demande, d’augmenter de 1,5 % la valeur du point en 2004 et 2005, limitant ainsi la baisse réelle de pouvoir d’achat du point à 0.5 % environ, compte tenu d’une inflation proche de 2 % ces 2 dernières années.
Ce régime est celui que vos représentants au Conseil d’Administration essaient de réactualiser en demandant à celui-ci d’augmenter progressivement le taux de cotisation jusqu’à 10,2 – 10,5 % de façon à parvenir le plus rapidement possible à mettre un terme à la dégradation de la valeur du point. Les provisions (actuellement de plus de 2 Milliards 400 Millionsd’Euros) qui représentent 5 années d’allocations pourraient ainsi passer rapidement à 10 années d’allocations, chiffre qu’a fixé le Président Maudrux pour revenir à une croissance du point voisine du taux de l’inflation. Malheureusement, pour l’instant, bien que cela soit l’intérêt des cotisants et futurs retraités nos interlocuteurs ne veulent pas revenir sur la promesse qu’ils ont faite de ne pas augmenter les cotisations. Le coût en serait pourtant modéré : pour une cotisation portée progressivement à 10,2 % et pour un revenu moyen, le surcoût annuel serait d’environ 800 € soit 400 € en intégrant l’aspect fiscal. En retour, l’amélioration de la retraite liée à la moindre baisse de la valeur du point à venir serait de 1.200 à 1.800 € par an. Ce serait donc un bon retour sur investissement…
Cette proposition a été présentée par les Collèges des Retraités et des Conjoints survivants devant l’Assemblée générale de la CARMF, le 8 octobre dernier. Malheureusement, elle a été rejetée par 2/3 des participants lors d’un vote indicatif.
Cependant, à la suite de l’intervention des Administrateurs de nos 2 Collèges, la valeur du point a été revalorisée de 1,2 % à 70,85 € par le dernier Conseil d’Administration du 19 novembre 2005.
A l’heure où l’ASV semble promise à un gel prolongé de la valeur de son point, il est de première importance que le RC conserve, à long terme, toute sa valeur.
22 novembre 2005
POINT SUR L'ASV février 2006
Le gouvernement, ayant pris conscience des difficultés prévisibles du Régime ASV à partir de 2011 et souhaitant mettre en place une réforme a chargé l’IGAS de lui fournir différentes pistes. Pour ce faire, il lui a demandé, en 2003, de tenir une Table Ronde avec toutes les parties concernées : Ministères des Affaires Sociales et de la Santé, Syndicats, Caisses d’Assurance Maladie, CARMF, Représentants des Retraités.
Cette Table Ronde a donc eu lieu en octobre 2003. Présidée par M Mercereau, elle devait aboutir en fin d’année à l’envoi de recommandations au Gouvernement et d’un rapport aux participants : plus de 2 ans après, aucun document n’est officiellement parvenu, mais un rapport officieux a circulé faisant état du maintien du Régime tout en divisant à terme par 2 la valeur du point, avec :
- pour les Cotisants et futurs Allocataires :
une baisse du nombre de points acquis annuellement ramené de 27 à 24
une augmentation modérée de la cotisation à 3700 € (+100 €)
une diminution de la valeur des points non liquidés avec 3 valeurs différentes, fonction de leur date d’acquisition (5,3 € pour les points acquis avant 1992, 10,5 € pour les points acquis entre 1992 et 2003 et 8,2 € pour ceux acquis après 2004)…
- pour les Allocataires actuels : une baisse immédiate de la valeur du point et son « gel » jusqu’en 2023 (soit pendant 20 ans), portant ainsi la perte de pouvoir d’achat entre 40 et 50 % depuis 1999.
Fin 2004, la Cour des Comptes qui avait s’était déjà intéressée à la CARMF, il y a quelques années, était, à nouveau, chargée de se pencher sur les comptes de l’ASV.
Dans son rapport publié en septembre 2005 la Cour des Comptes « considère que les réformes à venir doivent exclure, en raison de leur coût pour la collectivité nationale, la solution de la fermeture envisagée par certains régimes et qu'il convient également de cesser de faire des régimes d'ASV un instrument de négociation dans les relations conventionnelles entre les professionnels de santé et l'assurance maladie. Pour le reste, les réformes à privilégier doivent conduire, pour tous les régimes d'ASV, à distinguer entre les droits des retraités, ceux des cotisants actifs actuels et ceux des futurs cotisants. »
Le 12 octobre 2005, un Projet de loi de financement de la Sécurité Sociale pour 2006 était présenté devant le Conseil des Ministres et comportant une réforme qualifiée de drastique de l’ASV . Les principales mesures retenues étaient le maintien du Régime, la mise en place d’une nouvelle gouvernance, la création possible d’une cotisation d’ajustement et la mise en application des recommandations de l’IGAS :
Ces mesures ont entraîné de vives réactions de toute la Profession soulignant la responsabilité des Pouvoirs Publics, le manque de concertation préalable et le désengagement progressif possible des Caisses.
Finalement, la loi de financement de la Sécurité Sociale pour 2006 était promulguée fin décembre après avis du Conseil Constitutionnel avec un amendement demandé par les Syndicats et prévoyant la participation des Caisses à la Cotisation d’ajustement.
La réforme du Régime permettra au Gouvernement, dès le 1er janvier 2006, d’appliquer de nouvelles règles de « gouvernance » :
- La cotisation forfaitaire annuelle obligatoire déconnectée du C sera fixée par décret et ouvrira droit à l’acquisition d’un nombre de points fixés par décret.
- Une cotisation d’ajustement supplémentaire proportionnelle aux revenus pourra être appelée dans des conditions fixées par décret. Après avis de la section professionnelle, tout ou partie de cette cotisation pourra ouvrir droit à des points supplémentaires.
- La valeur du point de retraite pour les prestations de droit direct et les pensions de réversion liquidées antérieurement au 1er janvier 2006 sera fixée par décret.
- Les points non liquidés et acquis antérieurement au 1er janvier 2006 ouvriront droit à un montant annuel de pension égal à la somme des produits du nombre de points acquis chaque année par une valeur de service du point. Cette valeur, fixée par décret, pourra varier selon l'année d’acquisition des points et selon l'année de liquidation de la pension.
- Les points acquis à compter du 1er janvier 2006 ouvriront droit à un montant annuel de pension égal au produit du nombre de points portés au compte de l'intéressé par la valeur de service du point. Cette valeur de service sera fixée par décret.
En conclusion et pour 2006, compte tenu du temps nécessaire à la mise en place des textes, la cotisation et la valeur des points liquidés avant le 1er janvier 2006 ne devraient pas changer mais il existe une incertitude pour les points liquidés après le 1er janvier 2006. Pour l’instant, en absence de décret la CARMF s’apprête à les régler sur la base de 15,55 €, quitte à procéder à une régularisation ultérieure.
Au-delà, la CARMF se basant sur les propositions non officielles de l’IGAS, pense que :
- la valeur des points déjà liquidés pourrait être bloquée jusqu’en 2023 ( + 30 % d’abattement s’ajoutant aux 14 % déjà appliqués), mais le Ministère promet un réexamen de la situation au bout de 5 ans…
- celle des points acquis mais non encore liquidés serait réduite des 2/3 pour les points acquis avant 1992 et de 20 à 32 % pour les points acquis après 1992 et celle des points à acquérir serait calculée en fonction d’un rendement divisé par 2…mais elle ne se prononce ni sur la date de mise en application de ces mesures ni sur leurs modalités d’application, immédiate ou progressive sur plusieurs années.
Le Ministère, interrogé, a réaffirmé que des négociations pour le « paramétrage » de ces différentes mesures auraient lieu au préalable avec toutes les parties concernées…
08 février 2006
LE MEDECIN RETRAITE PEUT-IL ETRE MEDECIN TRAITANT ?
D'après plusieurs sources, la réponse est affirmative, au moins jusqu'en 2007.
Le Docteur Jean-Marie BENECH, ancien Médecin Conseil national a reçu une réponse de la CNAM : " Pour l'instant, la CNAM interrogée sur le sujet du médecin retraité et le médecin traitant, affirme que rien n'empêche un médecin retraité d'être son propre médecin traitant et celui se son entourage proche. Bien évidemment à compter de 2007, puisque le dossier médical personnel devra être tenu à jour informatiquement il faudra revoir les modalités. A l'heure actuelle tant que vous êtes inscrit au Conseil de l'Ordre vous conservez votre droit de prescription et vous pouvez remplir le rôle de médecin traitant pour vous-même et votre entourage. Lors de la parution du texte, une circulaire d'application sera envoyée aux organismes de base. Si des changements devaient intervenir, je ne manquerai pas de vous en tenir informé".
REFORME DE L'ASSURANCE MALADIE
La Réforme en cours fait l'objet d'un compte rendu d'un exposé du Docteur Jean-Marie BENECH dans les pages régionales de l'ASRAL 7 (MARSEILLE)
LES PENSIONS DE REVERSION fev 2005
I - Régime de base - Loi du 21 août 2003
Décrets du 23 décembre 2004.
Conditions d'obtention :
Age : Régime général des salariés
55 ans > 30 / 06 / 2005
52 ans > 30 / 06 / 2007
51 ans > 30 / 06 / 2009
50 ans > 30 / 12 / 2010
après 01 / 01 / 2011 suppression de la condition d'âge.
Proposition CNAVPL pour les Professions Libérales
65 ans > 30 / 06 / 2005
60 ans > 30 / 06 / 2006
52 ans > 30 / 06 / 2007
51 ans > 30 / 06 / 2009
50 ans > 30 / 12 / 2010
après 01 / 01 / 2011 suppression de la condition d'âge
Taux : 54 %
Durée de Mariage : pas de condition de durée.
Remariage : pas de suppression de droits en cas de remariage.
Obtention de la pension soumise à des conditions de ressources :
Plafond : ne pas dépasser 15 829 € pour une personne (1 319 € par mois / 8 562 F.)
ne pas dépasser 25 326 € pour un ménage (2110 € par mois /13 343 F.)
Conditions de ressources :
- montant brut des revenus d'activité du conjoint survivant avec abattement de 30 % s'il a plus de 55 ans
- montant brut des pensions d'invalidité ou de vieillesse (retraite de base et complémentaire du conjoint survivant)
- revenus professionnels ou autres y compris ceux des biens mobiliers et immobiliers y compris ceux qui ont fait l'objet de donations depuis moins de 10 ans (biens propres).
- revenu forfaitaire de 3% des biens propres y compris ceux qui ont fait l'objet d'une donation depuis moins de 10 ans (1,5% pour les donations faites depuis plus de 5 ans mais moins de 10 ans)
Ne sont pas compris dans les conditions de ressources :
- les revenus d'activité ou de remplacement du conjoint décédé,
- les avantages de réversion servis par les régimes obligatoires complémentaires aux régimes de base.
- les revenus des biens mobiliers et immobiliers acquis du chef du conjoint décédé ou disparu ou en raison de ce décès ou de cette disparition (biens de la communauté - assurance décès -plan épargne),
- la valeur locative de l'habitation principale.
Contrôle des Ressources prise en compte :
Celles afférentes aux trois mois qui précèdent la date d'effet de la pension de réversion. Le contrôle de ces ressources ne peut être postérieur :
- à un délai de 3 mois après l'entrée en jouissance de la réversion,
- à la date du 60ème anniversaire.
A noter : Les pensions liquidées avant le 1er juillet 2004 ne sont pas concernées, celles qui le seront avant le 1er juillet 2005 seront versées sans conditions de ressources et celles qui le seront après le 1er juillet 2005 seront subordonnées à un plafond de ressources
II – Régime Complémentaire et ASV
Age : 60 ans
Années de mariage : 2 ans (sauf dérogation)
Taux : 60 % pour le RC
50 % pour l’ASV
Majoration familiale : 10 % si 3 enfants
Cumul avec droit propre : oui
Remariage : suspension de la pension
Conditions de ressources : aucune
Conjoints divorcés non remariés : pension partagée entre le conjoint survivant et le ou les conjoints divorcés non remariés au prorata des années de mariage.
D’après Monique TEISSIER, Administrateur du Collège des Conjoints survivant
Rapport de la COUR DES COMPTES sur la Sécurité Sociale 2005
Le rapport 2005 de la Cour des Comptes sur la Sécurité Sociale vient de paraître. Il comporte 400 pages dont une douzaine, très instructives, sont consacrées à l'ASV (pages 250 à 262).
Une synthèse d'une quarantaine de pages dont 3 consacrées à l'ASV est publiée.
Ces 2 documents sont disponibles sur le Net sur le site du journal "Les Echos" :
- Rapport complet : www.lesechos.fr/info/medias/200062008.pdf
- Synthèse :
www.lesechos.fr/info/medias/200062007.pdf
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